Spécial Tour 2019
Disponible à l'UD

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InFOuest
N°69 - Mars 2019

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L’inFO militante
N°3309 - 26/06/2019

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Partenaire
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Nous venons d’être informés que certaines associations de la branche sanitaire, sociale et médicosociale à but non lucratif, proposeraient aux salariés d’en devenir adhérents.

Nous ne sommes pas favorables, en général, à ce que les élus des instances représentatives du personnel, soient présents aux Conseils d’Administration des associations car nous n’y avons aucune légitimité, aucune représentativité. Et si parfois, des camarades y participent, notre présence n’y implique rien d’important.

Mais de là, à devenir membre de l’association à part entière !

Comment être membre d’une association qui est également notre employeur ? Cela est discordant.

Le lien de subordination entre le salarié et son employeur est structuré et légiféré. Il cadre et borde toutes les éventuelles situations. Contractualisé, il protège chacun dans ses devoirs, responsabilités et droits.

Être membre de l’association revient, de fait, à être partie prenant du patronat.

Peut-on faire assumer à un « salarié-adhérent » la douloureuse décision de licencier économiquement ses collègues, décision décidée et votée par les membres du CA dont il en fait partie, mais qui l’emploie également.

La hiérarchie partagée n’est pas l’inversion de la hiérarchie. Pour FO il est primordial de défendre nos conventions collectives. Nous ne sommes pas dans l’illusion du gré à gré !

Nous pouvons concevoir l’auto-direction, mais pas l’autogestion !

De plus, les responsabilités d’une association demandent un investissement bénévole de plus en plus

prégnant de la part de ses adhérents. Par extension, le « salarié-adhérent » se verra confier des missions bénévoles dans l’association avec laquelle sa relation est, n’oublions pas, contractualisée comme salariée. Cela pourrait vite se voir qualifier de travail dissimulé ! Ou, comment essayer de réduire encore le coût du travail dans notre secteur !

Et, cerise sur le gâteau, l’accord de branche du 7 mai 2015, par son article 13, permet la formation « professionnelle » des bénévoles de la branche sanitaire, sociale et médico-sociale, sur le 0,65 %. Et voilà, nous y sommes, de salariés mal payés avec une dégradation des conditions de travail affligeante, les employeurs de l’action sociale sont fin prêts à nous faire travailler gratuitement mais « formés » !

Nous sommes un syndicat de défense des salariés et uniquement des salariés « contre toutes formes d’exploitation et d’oppression, tant matérielles que morales, mises en oeuvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière. » (Charte d’Amiens 1906).

Le syndicat départemental de l’action sociale Force-Ouvrière des Côtes d’Armor, en aucun cas, ne fera partie d’une quelconque gouvernance.

le 18 avril 2016,
La secrétaire générale du SDAS FO 22
Christine AUBÉRY