INFOUEST
INFOUEST n°73

INFOUEST n°73

L’inFO militante
Partenaire
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Mes camarades, c’est par l’unité d’action que nos organisations syndicales, se battent depuis le 5 décembre sans relâche pour obtenir le retrait du projet de retraite à points.

Dimanche dernier c’est de façon immédiate et de colère, que nous avons mené dans l’unité rassemblement et manifestation à cause d’un samedi de 49.3 pour les retraites, un 49.3 abject pour les salariés en lutte depuis des mois, abject pour la contingence parlementaire.

Le 49.3, mes camarades, c’est la dictature des riches !

Au terme d’un Conseil des ministres réuni de manière extraordinaire au regard de la situation sanitaire le Premier ministre a donc demandé à pouvoir engager la responsabilité de son gouvernement devant l’Assemblée nationale (réunie le lendemain, un samedi en session extraordinaire « Coronavirus »), pour mettre un terme au débat sur son projet de loi sur le système de retraites universel et de capitalisation.

Comme il se doit, cette décision qui est un tantinet important, relève d’une procédure toute particulière, telle son inscription légale dans le PV et les minutes du conseil de Ministre, et cela à toute fin de respecter la procédure constitutionnelle. De source bien informée cette procédure de base a été omise, oubliée, négligée, … !

La réalité, mes camarades, c’est que nous sommes face à un conseil des ministres de déroute où les élus issus de la majorité présidentielle se tirent ailleurs. Ils ont peur d’être balayés par leur propre majorité !

Cette nouvelle manœuvre, après la désinformation instituée en règle, le mensonge pour justification, prouve, une nouvelle fois que le dogme libéral l’emporte sur la raison. Le 49.3 camarade, je le répète, encore, c’est la dictature des riches !

Que penser d’un gouvernement qui au risque de porter atteinte au système démocratique, qui au risque de décrédibiliser tous les parlementaires, utilise un risque viral de péril pour la population afin de satisfaire ses ambitions politiques ?

Fort de son principe « Je pense donc tu suis », le chef de l’Etat, que dis-je le chargé de pouvoir des Rotchilds se refuse toujours à entendre le rejet de la population et les grèves et manifestations des travailleurs.

Avec le 49.3, le débat n’existe pas ! Et surtout, le débat n’est pas mené, car le tandem du dit changement Macron/Philippe s’en moque. Aucune négociation n’a réellement été organisée sur le devenir des retraites, seule une concertation biaisée menée depuis plus de 2 ans par des personnes peu scrupuleuses a fait office de communication gouvernementale. Mais il est clair que le débat n’existe pas que ce soit avec les parlementaires ou avec les syndicats. Et sur le plan sémantique c’est l’évidence, la concertation, camarade, n’a rien à voir avec la négociation contractuelle.

Par le 49.3, l’étude parlementaire est réduite à sa plus simple situation à savoir 10 jours de jetons parlementaires. Ou le rapporteur n’est ni plus ni moins qu’un actionnaire de compagnie d’assurance a pignon sur rue ! Alors la question se pose, peut-être que les rumeurs d’indépendance de certains députés de tous bords en écoute de la colère des électeurs de leur circonscription, donc de leur intérêt électoral, dérange la bande du chargé de pouvoir des banques.

Et pour le comble de la honte, et de l’irrespect du mandat, cette débandade d’une ex récente ministre de la santé, Buzin, chargée d’un dossier d’une extrême gravité « coronavirus » a pris la poudre d’escampette dès la première ouverture (enfin façon de parler).

L’UD CGTFO 22 n’abdiquera pas face à l’autoritarisme, elle refuse le projet gouvernemental, elle refuse la violence d’ETAT et ses déclinaisons policières, elle appelle ses syndicats et sections à participer à toutes les mobilisations pour mettre en échec la retraite à points.

L’UD CGTFO 22 considère que la participation à la conférence sur le financement du futur système n’a plus lieu d’être et nous avons milité sans relâche pour que notre confédération sorte d’un espace inclusif ou la lettre de cadrage est rédigée de telle façon que rien n’est contractuellement négociable. Oui camarade notre principale revendication, c’est le financement par les cotisations du système par répartition, un point c’est tout !

La semaine dernière, une camarade de la CGT m’avait interpellé pour me demander quand FO allait sortir de ce machin-là, je lui avais répondu que j’étais d’accord avec elle ; et que le mandat de l’UD CGTFO 22 était clair sur cette question !

Aussi mes camarades, je me félicite que la confédération FO soit sortie de cette mascarade en assumant son mandat et en dénonçant la supercherie dogmatique.

J’invite mes camarades de la CGT à pousser, encore et encore pour que leur bureau confédéral qui en a le mandat de leur CCN, en face de même.

Camarade, c’est jour de censure à l’assemblée, que les élus du peuple assument nous regarderons leur vote, ce texte, cette démocrature, mérite que la censure !

Notre revendication unitaire est claire : Retrait immédiat et sans condition de ce projet de loi scélérat sur les retraites à points.

Appelons ensemble camarade à une riposte au niveau interprofessionnel pour la défense des intérêts de la classe ouvrière, partout discutons que c’en est suffi des grèves reconductibles, l’urgence de l’ordre des AG est de discuter de la grève générale.

Vive la résistance syndicale, préparons la grève générale, vive la sociale !

Le SG de la CGTFO 22

Eric Le Courtois

NB : A la fin de la manif du jour une camarade de la CGT, est venue m’annoncer que leur Confédération avait aussi prise la bonne décision. Micro en main, j’ai immédiatement félicité nos camarades. »