InFOuest
N°68 - Octobre 2018

N°68 - Octobre 2018

L’inFO militante
N°3295 - 28/11/2018

N°3295 - 28/11/2018

Partenaire
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Ce 16 octobre, les Territoriaux de Saint Brieuc rejoints par le S.N.U.D.I. F.O. et les camarades du groupement Territorial et de Santé F.O. ont mené une grève digne et juste.

A noter que pendant la manifestation tant dans les interventions des portes paroles que dans les discussions entre les manifestants dont les parents, nous avons tous clairement pris une nouvelle fois acte que la réforme Peillon/Hamon, tant par ses conséquences, que par ses fondements étaient inadmissibles et qu’il fallait d’urgence continuer à  la combattre pour sauver l’école de la République.

En effet, depuis la réforme les agents des écoles sont sous la pression et sous la pression des hiérarchies municipales, les agents l’expriment clairement tant dans les A.G. que dans leurs textes revendicatifs, il faut tout faire vite et vite, le stress est latent, le nombre de contractuels sans lendemain s’amplifient, tant au plan départemental que local, dans certaines écoles du département, les classes n’ont pas été correctement nettoyées depuis la rentrée.

De plus, ils constatent que les T.A.P. (*), c’est l’inégalité entre les écoles, que c’est suivant le budget des communes, alors quand dans des villages des maires expriment qu’ils vont faire appel à des bénévoles (et pourquoi pas des braves gens des paroisses tant qu’ils y sont) , quand on sait que l’école privée n’a pas les mêmes obligations, quand on sait que cela va couter plus cher aux citoyens et différemment d’une commune à l’autre, quand on voit l’épuisement supplémentaire que cela entraine pour les enfants et les personnels, quand on sait que le maire de Lyon grand promoteur des T.A.P., vient lui-même d’inscrire ses enfants à l’école privée de sa commune, car celle-ci est restée sur 4 jours… On comprend que si rien n’est fait, la mise en danger  de l’école de la République va se traduire en sa destruction .

Alors oui, il faut sauver l’école de la République !

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Les grévistes avaient d’ailleurs écrits ce slogan sur une marionnette géante de Marianne de leur création.

Lors du cortège constitué de près de 300 manifestants qui ont traversé les rues piétonnes de Saint-Brieuc, la réforme Peillon/Hamon a été fortement conspuée et vilipendée dans les slogans scandés par les manifestants :

 « les T.A.P. c’est du bricolage : on n’en veut pas.

Pour un service public de qualité, On veut des moyens.

 La réforme Peillon/Hamon, c’est la galère : une seule solution, l’abrogation !

Stop à la galère, stop à l’inégalité…».

Il faut admirer la détermination des agents des écoles de Saint-Brieuc, car ils ont eu à subir des pressions très importantes tant de la hiérarchie, que de certains parents, mais également d’autres organisations syndicales (qui soutiennent la réforme Peillon/Hamon,  sans oser le dire ouvertement)  et qui ont tout fait pour casser leur grève .

Oui, leur grève car celle-ci a été reconduite de jour en jour par l’A.G. des salariés et cela depuis deux semaines. Oui, il faut admirer la détermination et l’engagement des camarades du conseil syndical des F.O. Territoriaux de Saint-Brieuc et de Sylvie Fourré leur secrétaire car cet engagement  du syndicat F.O. a été un appui très fort pour tous les agents et c’est cela qui leur a permis de faire remonter leur situation et les dangers réel de terrain qu’entraine cette réforme.

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 Il faut le dire qu’à Saint-Brieuc près de 80% des agents des écoles ont participé à ce mouvement et que pendant deux semaines plus 20 de cantines sur 24 ont été bloquées… Alors quand certains osent dire que la question soulevée par les agents de Saint-Brieuc étaient décalée et bien c’est qu’ils prennent vraiment les salariés et les parents et les enseignants pour des c… car ils sont très éloignés de la réalité et qu’ils sont trop proches des technocrates qui dérapent en traitant les salariés d’illettrés.

Aussi les maires des communes qui renvoient la responsabilité à l’Etat, doivent tous faire attention, car cette réforme est clairement insupportable par le stress qu’elle procure et la fatigue qu’elle engendre, tant pour leurs agents, que pour les enfants des citoyens et cela sans revenir sur les questions de cout et d’inégalité entre les écoles suivant les communes, ni même de la désorganisation pédagogique et sociale qu’elle entraine. Aussi faire comme le propose certains des aménagements de mise en place risque tout simplement d’accentuer la déconstruction de l’école de la République.

Au nom du bureau de l’U.D., je félicite les agents et les grévistes et les syndicats F.O. qui ont pris leur responsabilité, je partage pleinement les décisions de l’A.G., qui décide de lever la grève en raison des vacances scolaire d’octobre et de se retrouver après la rentrée pour les suites à donner.

Bravo, pour cette grève et cette belle manifestation, oui, avec tous les syndicats de la CGT-FO 22, à l’instar de notre Confédération, nous serons prêts à poursuivre le combat social, car pour tous les salarié(e)s, la République, son école et son service public, ça vaut bien une grève.

N’hésitez pas à aller faire un tour sur le site de l’UD pour voir le diaporama de cette journée.

Le secrétaire général de l’UD CGTFO 22
Éric LE COURTOIS

*T.A.P.= Temps. d’Activité. Périscolaire.

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