InFOuest
N°68 - Octobre 2018

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L’inFO militante
N°3295 - 28/11/2018

N°3295 - 28/11/2018

Partenaire
Partenaire
FO ne s’assoit pas à une table que nous voulons renverser

Jeudi 20 février 2014

Monsieur le préfet, monsieur le président du conseil régional, Mesdames, messieurs,

Je suis mandaté par les quatre Unions Départementales Force Ouvrière de Bretagne pour porter aujourd’hui un message très simple et très clair. Nous n’avons jamais souscrit ou soutenu le pacte d’avenir pour la Bretagne qui pour nous est au mieux une opération de communication ou au pire un accompagnement des politiques régressives du gouvernement. Les plans de licenciements continuent de fleurir dans la région, les salaires tant dans le privé que dans le public sont en berne, la pauvreté et la précarité augmentent, les services publics sont partout menacés. Comment préparer soit disant l’avenir quand on saccage le présent pour les salariés actifs ou privés d’emploi, les jeunes, les retraités. Comment s’étonner dans ces conditions de la progression d’idées xénophobes ou discriminatoires quand le terreau pour ces idées nauséabondes est fourni par les tenants des politiques d’austérité dictées par la troïka.

Le pacte de responsabilité proposé aujourd’hui par le président de la république est non seulement une opération de dupes mais un pacte de voleurs qui vise à détruire notre sécurité sociale. En 1945, le pays était en ruine et pourtant il fut possible de mettre en place une caisse collective, financée par le salaire différé, pour que les travailleurs puissent faire face aux aléas heureux ou malheureux de la vie (naissance, maladie, vieillesse). C’était un des élément fondamentaux du programme du Conseil National de la Résistance appelé « les jours heureux » tout comme le statut de la fonction publique ou la mise en place des conventions collectives. Le patronat faisait alors profil bas, compte tenu de l’activité de certains pendant l’occupation nazie et des entreprises étaient d’ailleurs nationalisées sans indemnité ni rachat.

Mais aujourd’hui le MEDEF fait la loi, pavane, provoque comme c’est le cas avec ses propositions indécentes sur l’assurance chômage, dicte ses volontés au gouvernement et lui impose de s’attaquer à notre protection sociale. Ainsi, notre salaire différé est appelé charges et l’on voudrait nous le voler purement et simplement en liquidant dans un premier temps la branche famille .C’est une insulte à nos anciens, un bras d’honneur à l’avenir de nos enfants.

Jamais FO ne l’acceptera. Etre syndicaliste responsable aujourd’hui c’est dire non aux pactes, non à la soumission aux dictat des marchés. Comme le dit notre secrétaire général, Jean Claude Mailly « FO ne servira pas de supplétif en étant coorganisateur du pacte… Si le gouvernement attend des éléments de réforme, nous lui enverrons notre cahier de revendications »

A savoir ,gel immédiat des plans de licenciements et arrêt des suppressions de postes dans les services publics , augmentation générale des salaires , des pensions et minima sociaux tant dans le privé que dans le public, amélioration du système d’indemnisation chômage et maintien du système particulier pour les intermittents du spectacle , maintien du statut général de la fonction publique et des conventions collectives, abrogation de la loi Sapin issue de l’accord scélérat de janvier 2013 contre le code du travail, abrogation des lois Fillon et Ayrault sur les retraites et retour aux 37, 5 annuités et maintien de la sécurité sociale solidaire, arrêt immédiat des exonérations patronales.

En toute indépendance, FO portera ces revendications notamment lors de la grève du 18 mars.

Comme le disait Fernand Pelloutier, créateur des bourses du travail à l’origine de la CGT, notre maison, on ne s’assoit pas à une table qu’on veut renverser.

Nous partons donc sur cette formule de cet excellent syndicaliste.

Déclaration FO le 18 fev 2014 Effectué par Fabrice Le Restif SG UD FO 35, au nom des 4 unions départementales.