InFOuest
N°68 - Octobre 2018

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L’inFO militante
N°3295 - 28/11/2018

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Partenaire
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Résolution de la commission exécutive de l’U.D.  FO des Côtes d’Armor du 10 janvier 2014

La Commission Exécutive de l’Union Départementale F.O. Des Côtes d’Armor, s’est réunie le 10 janvier 2014.

Après analyse de la situation, du contenu régionaliste du « Pacte d’avenir pour la Bretagne », des licenciements qui frappent les travailleurs, des politiques d’austérité conçues par le gouvernement au service de l’Union Européenne et de la Troïka, ainsi que l’orientation libérale clairement affichée par le président lors de ses vœux, la CE considère que le pacte de responsabilité du gouvernement est une véritable déclaration de guerre contre les droits des salariés, pour démanteler le code du travail et organiser la baisse généralisée du coût du travail.

Il entraîne la destruction de l’unité de la nation française au service du libéralisme européen donnant toute autorité aux préfets de région. La commission exécutive maintient son soutien à la République une et indivisible et ses conquêtes nationales, (code du travail, sécurité sociale, retraite, statut général de la fonction publique).

La CE dénonce le droit à l’expérimentation, qui accélère la destruction du droit des travailleurs, nous rappelons que la région Bretagne est la région où les salariés sont les moins payés. Ce pacte social, au niveau national, n’a pas pu être mis en place, grâce au refus de signature de la confédération Force-Ouvrière. Ce pacte signé en région Bretagne est un des prémisses de destruction déjà mis en place en Grèce, en Espagne au Portugal et à Chypre.

La CE dénonce le décret d’autorisation du travail du dimanche dans les magasins de bricolage qui préfigure la position future du gouvernement et qui est contraire à la loi  actuelle qui interdit, en général, le travail du dimanche.

C’est pourquoi la CE, suite à la discussion menée à la CE Confédérale Nationale, se prononce pour : le retrait total du projet de loi sur les retraites qui prévoit  l’allongement de la durée de cotisation et donc de la durée du travail.

Elle dénonce la désinvolture du patronat dans l’irrespect du dialogue social qui n’est que pantalonnade !

Elle dénonce la destruction du paritarisme autant par le gouvernement et les syndicats patronaux, et la liquidation du service public.

La CE se prononce contre le projet de loi de remise en cause des prud’hommes et pour que la confédération mette tout en œuvre pour maintenir les conseillers des prud’hommes et son principe d’élection par les salariés. Nous soulignons l’augmentation  significative du nombre de dossiers  de harcèlement dans les Côtes d’Armor.

La CE considère que la signature de l’accord sur la formation professionnelle par la confédération ne constitue pas une avancée pour les salariés. Elle considère que la confédération doit tout mettre en œuvre pour combattre sa transposition dans la loi, d’autant plus que le gouvernement souhaite en profiter pour aggraver les dispositions de l’accord.

La CE se prononce pour une mobilisation massive pour le Meeting national le 29 janvier 2014 qui doit être un moment fort d’expression des revendications des salariés et constituer un point d’appui aux mobilisations à venir. Elle décide de mettre tout en œuvre pour assurer son succès. Nous y porterons nos revendications de base.

La CE  considère toutefois que tous les moyens doivent être mis en œuvre pour proposer rapidement aux salariés une initiative leur permettant d’exprimer leurs revendications, dans l’unité, dans un cadre national, dont la grève interprofessionnelle et reconductible jusqu’à satisfaction.

Pour sa part, la Commission Exécutive invite ses syndicats à inscrire dès aujourd’hui leurs adhérents pour constituer la délégation la plus importante possible au meeting national du 29 janvier 2014.

Adoptée à l’unanimité des membres présents